Principes d’Économie Solidaire

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Culture de Libération

"Ce sont des moments pour faire grandir nos âmes." -Grace Lee Boggs

Comme le disait Fannie Lou Hamer : « Personne n’est libre jusqu’à ce que tout le monde soit libre ». L’engagement du mouvement d’économie solidaire est de lutter contre tous les systèmes de domination et pour la libération universelle. Ce faisant, il faut conscientiser les façons dont ces systèmes se reproduisent chez les personnes, organisations et entreprises, pour éviter de reproduire les phénomènes qu’on souhaite transformer. Les membres de l’économie solidaire reconnaissent les torts historiques causés par l’oppression systémique, et comment différentes personnes de leurs communautés perpétuent ou subissent les effets des privilèges sociaux, de la domination et de l’oppression. Ils, elles et iels comprennent que le travail de déconstruction de ces systèmes s’échelonne sur un spectre entre les relations personnelles ou locales et les réseaux internationaux.

PRINCIPE : Élaborer non seulement des projets, mais des mouvements. En opérant leurs coopératives, fiducies foncières ou autres entreprises, les membres agissent autant pour leur propre bien que pour le bien commun et le changement social.
  • PRATIQUE : Reconnaitre que les projets ou organisations d’économie sociale ne sont pas tous voués à durer indéfiniment. Lorsqu’une entité n’est plus utile, il faut le reconnaitre et l’accepter. L’analyse récurrente des impacts, possibilités et conditions de chaque projet permet de prendre ce recul nécessaire.

  • PRATIQUE : Les membres de projets ou d’organisation d’économie solidaire doivent agir à titre d’organisateurs et organisatrices communautaires avant tout, plutôt qu’en tant que personnes professionnelles du développement économique ou financier. Les outils d’économie solidaire ne doivent pas servir les intérêts personnels, mais bien la libération et le renforcement de la puissance des personnes opprimées.
PRINCIPE : Élaborer des relations de solidarité et de coopération plutôt que de concurrence, en misant sur l’unité au-delà des différences et particularités.
  • PRATIQUE : Participer à des activités sociales, politiques, éducatives ou économiques avec les groupes alliés, de manière à renforcer les liens de confiance et de solidarité. Dans le but d’accroitre le pouvoir politique et économique du mouvement d’économie solidaire, il est recommandé de rejoindre des fédérations, coalitions ou autres groupes similaires.
PRINCIPE : Transformer la culture par le biais des langages, pratiques, attentes et approches pédagogiques de l’économie solidaire.
  • PRATIQUE : La pensée antioppressive peut servir d’outil systémique de changement social. La ressource Continuum for Becoming a Transformative Anti-Oppression Organization, de l’organisation AORTA, est un bon exemple d’outil de réflexion. Il est important de réserver du temps pour réfléchir et planifier cette démarche.

  • PRATIQUE: Les organisations de l’économie solidaire maintiennent un engagement continu envers la justice linguistique, qui demande de respecter le droit de chaque personne de s’exprimer dans sa langue de préférence, plutôt que d’être forcée à s’exprimer en anglais international. Souvent, cela implique d’accommoder divers besoins linguistiques et de fournir un service de traduction ou d’interprétation au besoin.

  • PRATIQUE : Renforcer la coopération et la solidarité par des expériences collectives récurrentes et des rituels communs.

  • PRATIQUE : Soigner le langage, figures de style et approches communicationnelles utilisées pour propager les notions de coopération et libération, versus de compétition ou d’oppression.
PRINCIPE : Respect de la nature, dont les êtres humains font partie. Les mouvements d’économie solidaire agissent en toute conscience que la survie de l’espèce humaine est conditionnelle à l’accès à de l’eau potable, de l’air pur, et des sols sains. Chaque forme de vie est honorée.
  • PRATIQUE : S’impliquer dans le renforcement et partage des connaissances en matière de transition d’un modèle économique extractiviste à des pratiques et systèmes régénérateurs. Cette brochure du groupe Mouvement Generation peut servir de bon point de départ. (Anglais / /Espagnol).). 

  • PRATIQUE : Intégrer une analyse des impacts écologiques aux exercices de réflexion stratégiques de l’organisation. Favoriser l’établissement de relations saines entre les humain·e·s et la terre, l’air, les eaux et les autres formes de vie, ce qui est tout aussi important que de résister aux impacts négatifs.

  • PRATIQUE : Promouvoir les revendications pour la justice climatique et environnementale dans sa communauté. Cela peut inclure de signer des lettres, d’adhérer à des coalitions ou de participer à des actions concrètes. On peut même réserver des plages horaires spécifiques pour permettre aux membres du personnel de se consacrer à ce type de tâches. Par exemple, si votre groupe est une entreprise, pensez à rejoindre le American Sustainable Business Council pour ajouter votre organisation à la liste des entreprises qui résistent aux énergies fossiles, à sensibiliser votre réseau ou à réserver des ressources spécifiques à la lutte environnementale.

  • PRATIQUE : Les personnes et organisations d’économie solidaire du secteur agroalimentaire doivent envisager d’endosser la méthodologie et les principes agroécologiques. Voici un rapport de l’organisation Why Hunger où il est question d’agroécologie et du mouvement People’s Agroecology Process. 
PRINCIPE : Prendre des engagements fermes en faveur de la justice raciale, autant au sein des organisations que des relations externes. Ce faisant, dépasser les paroles et gestes symboliques pour réellement redistribuer le pouvoir en confrontant les torts historiques commis, et créer de nouvelles avenues de guérison.
  • PRATIQUE : Où que l’on soit, reconnaitre le ou les peuples autochtones du territoire où l’on travaille. Comprendre et honorer les traités, et tisser des liens avec les personnes et communautés autochtones de sa localité.

  • PRATIQUE : Payer une taxe foncière annuelle. Il s’agit d’une pratique qui permet de reconnaitre les peuples autochtones des territoires sur lesquels opèrent les organisations, par le biais d’une contribution financière récurrente destinée à soutenir les personnes qui ont été forcées à la délocalisation, ou qui se battent pour survivre ou pour rester sur leur terre. Certains projets de taxes foncières existent déjà (comme la Sogorea Te Land Trust ou la Real Rent Duwamish), mais il est aussi possible de faire ses propres recherches pour identifier les leadeurs ou leadeuses autochtones de sa communauté locale afin de leur offrir son soutien. Pour commencer vos recherches, consultez la carte interactive Native-land.ca.

  • PRATIQUE : Offrir des bourses, des services gratuits ou des rabais aux personnes noires ou autochtones.

  • PRATIQUE : Soutenir le mouvement Land Back de toutes les manières possibles. Cela peut se faire par le biais de transfert légal de propriétés privées, mais pas uniquement. Le mouvement Land Back peut aussi comporter des ententes entre des groupes autochtones et des propriétaires fonciers, permettant au groupe autochtone d’utiliser l’espace pour son travail, ses cérémonies ou loger ses membres. Cela peut aussi inclure de soutenir les campagnes militantes autochtones pour la protection des territoires et le maintien de l’accès des communautés à leurs terres sacrées, et se joindre à la résistance autochtone contre les pipelines, mines, centrales électriques, lignes de transmission, dépotoirs et autres projets extractivistes nocifs.

  • PRATIQUE : Reconnaitre les manières dont l’histoire esclavagiste et l’héritage raciste antinoir·e·s qui en découle affectent les organisations. Pour ce faire, intégrer des personnes racisées dans l’analyse des rapports d’oppression internalisés dans les organisations. Cette trousse d’outils sur le démantèlement du racisme antinoir dans les organisations, produit par le collectif AORTA, peut vous être utile.

  • PRATIQUE : Soutenir les efforts de réparations, de redistribution des terres et de rapatriement. Cela peut signifier de rejoindre d’autres organisations qui militent pour des réparations, ou de sensibiliser les membres de son groupe sur les façons dont leurs emplois découlent d’un système esclavagiste fondé sur la ségrégation, le génocide et la dépossession des personnes noires et autochtones. Il est toujours utile d’approfondir ses propres connaissances pour mieux comprendre les concepts de réparation et le mouvement pour la redistribution des terres. Pour en savoir plus sur la différence entre les réparations et la redistribution, consultez la trousse d’outils sur les réparations du mouvement Black Lives Matter, ainsi que la campagne Landback du collectif NDN. Vous êtes aussi fortement encouragé·e·s à vous renseigner sur les efforts de réparation et de redistribution déjà en cours dans votre région locale.

  • PRATIQUE : Investir dans les projets d’économie solidaire d’initiative noire, spécialement au sud des États-Unis.

  • PRATIQUE : Créer des cultures inclusives où la suprématie blanche et le racisme sont nommés et confrontés. Que votre groupe soit composé de personnes racisées, blanches ou d’un mélange des deux, le racisme et la suprématie blanche affectent vos cultures et dynamiques. Il faut prendre soin d’en parler régulièrement, et réserver une case budgétaire et du temps à des fins de formation complémentaire pour les personnes qui en auraient besoin.

  • PRATIQUE : Réfléchir les politiques internes de chaque groupe (modalités reliées au salaire, congés, etc.) en tenant compte des iniquités historiques et actuelles. S’assurer que les personnes touchées par les décisions aient participé au processus décisionnel.

  • PRATIQUE : Connaitre l’histoire de son travail. Savoir qui a élaboré le modèle qu’on utilise, à qui on doit notre respect, et quels ancêtres et ainé·e·s accompagnent notre chemin. Chaque personne devrait se considérer comme détentrice de cet héritage.

  • PRATIQUE : Soutenir les campagnes militantes de défense des droits des personnes migrantes. Reconnaitre que de nombreuses personnes migrantes contribuent au mouvement d’économie solidaire dans des contextes où elles risquent la détention ou la déportation, et lutter pour le démantèlement de ces structures hostiles à l’intérieur comme à l’extérieur de nos organisations.

  • PRATIQUE : Soutenir les luttes pour l’abolition des systèmes punitifs basés sur les institutions carcérales, la détention, les pratiques policières, la défense des frontières et la surveillance étatique. En plus de s’engager dans ce travail de solidarité en participant à des manifestations ou en répondant aux appels à l’action, chercher des manières de se désengager des systèmes carcéraux et des dynamiques punitives ou excluantes, et discuter de comment désobéir à ces pratiques au sein de votre équipe. Par exemple, certaines organisations qui militent pour une approche radicale à la santé mentale refusent d’alerter les autorités en présence de personnes en détresse ou suicidaires, se fiant plutôt à la communauté et aux relations des personnes concernées pour garantir leur sécurité.

  • PRATIQUE : Apprendre des pratiques d’animation antioppressives qui favorisent la participation collective plutôt que le pouvoir de quelques personnes, et s’engager à régulièrement faire le point sur les pratiques antioppressives de l’organisation. L’organisation AORTA offre d’excellentes formations à ce sujet : www.aorta.coop.
PRINCIPE : Reconnaitre que le patriarcat et la misogynie se trouvent au cœur de l’histoire de l’exploitation capitaliste, et chercher à confronter ces comportements lorsqu’ils surgissent au sein des organisations ou chez les individus.
  • À tous les paliers de l’économie solidaire, les groupes non-mixtes ou de mixité choisie sont d’excellentes façons d’étudier, de réfléchir et de tenir des ateliers instructifs sur les dynamiques genrées. Par exemple, consultez le Everyday Solidarity for Everyday Sexism provenant de la ville de New York.

  • PRATIQUE : Surveiller et corriger toute disparité salariale fondée sur le genre, en prenant soin de valoriser le travail invisible et les pratiques de soin traditionnellement non rémunérés.

  • PRATIQUE : Surveiller et corriger les écarts créés par une division genrée du travail. Par exemple, les coopératives peuvent analyser le travail qui s’inscrit à l’extérieur de la définition de tâches des membres, mais qui est essentiel à la santé de l’organisation. Il s’agit souvent de tâches invisibles et non rémunérées liées au soin, et qui sont essentielles au bon fonctionnement du groupe.

  • PRATIQUE : Normaliser l’usage des pronomset les salles de bain et uniformes non genrés ; exiger que l’ensemble du personnel et des membres détiennent une compréhension de base des enjeux liés à l’identité de genre. Soutenir ce parcours d’apprentissage à l’aide d’ateliers et de formations en compétence culturelle données par des femmes, des personnes trans ou des personnes non conformes en genre.

  • PRATIQUE : Prendre part à des activités sur l’histoire du genre et aux campagnes de justice sociale en matière d’équité de genre, afin de contribuer à l’établissement d’une culture inclusive à l’intérieur et à l’extérieur des organisations d’économie solidaire.
PRINCIPE : Soutenir les droits et la libération des personnes pauvres et travailleuses.
  • PRATIQUE : Soutenir la syndicalisation des membres travailleuses et travailleurs. Par exemple, de nombreuses coopératives de travail choisissent de se joindre à des syndicats sectoriels par solidarité avec leurs collègues. En échange, leurs membres ont accès à des services et avantages, comme les procédés de grief. Le fait de rejoindre un syndicat peut être avantageux pour toute organisation comportant un espace de travail formel.

  • PRATIQUE : Élaborer de puissants mécanismes de soutien aux personnes travailleuses et favoriser des structures telles que les comités coordinateurs, pratiques de médiation et programmes éducatifs au sein des organisations et coopératives d’économie solidaire.

  • PRATIQUE : Ne jamais franchir une ligne de piquet de grève. Si l’un·e de vos partenaires, fournisseurs ou fournisseuses est en grève, il faut respecter leur mouvement et afficher votre soutien en vous approvisionnant ailleurs pour l’instant.

  • PRATIQUE : Soutenir toute forme d’autogestion des personnes travailleuses, que ça soit de façon matérielle ou symbolique (ex. : signature de pétitions, contribution aux fonds de grève, réponses aux revendications spécifiques des comités organisateurs, etc.).

  • PRATIQUE : Développer une culture de sensibilisation aux dynamiques de classe au sein de votre groupe. Offrir de la formation aux membres en matière de dynamiques de classe, grâce aux ressources de Class Action ou autre. Profiter de ces apprentissages au sujet de l’impact du classisme pour modifier les politiques et structures de l’organisation, dans le but de mieux soutenir les personnes provenant de milieux désavantagés ou pauvres.

  • PRATIQUE : Autant que possible, atténuer les préjugés de classe dans les processus d’embauche. Pour y parvenir, il est recommandé d’adopter les pratiques suivantes : intégrer les taux de rémunération et la liste des avantages sociaux fournis par votre organisation dans les offres d’emploi ; éviter les exigences de qualification inutiles ou exagérées (ex. : plutôt que d’exiger un diplôme officiel, tenir compte de l’expérience de travail et de la capacité d’apprentissage de chaque candidat·e) ; traiter les candidatures de manière anonyme ; utiliser les mêmes questions d’entrevue pour chaque candidat·e·s.

  • PRATIQUE : La tarification à échelle variable permet de favoriser l’accès équitable pour toutes et tous. Pour des exemples de tarification à échelle variable, consultez les sites web de Accountability Mapping, Ride Free Fearless Money, Little Red Bird Botanicals, ou East Point Peace Academy offre également une analyse de l’économie du don..
PRINCIPE : Adhérer aux principes anticapacitistes et intégrer des pratiques d’accessibilité aux activités, valeurs et cultures des organisations d’économie solidaire.
  • PRATIQUE : Intégrer les 10 principes anticapacitistes de l’organisation Sins Invalid aux pratiques de son organisation.

  • PRATIQUE : Organiser le travail collectif en fonction de l’objectif d’accessibilité. Les organisations qui offrent des services doivent identifier leur niveau d’accessibilité pour les personnes en situation de handicap, et réfléchir à des manières de rendre leurs activités plus inclusives au besoin. Il existe de nombreuses listes et aide-mémoires accessibles en ligne pour aider les organisations à évaluer le niveau d’accessibilité de leur site web ou campagnes de markéting, tenir des activités accessibles, et tisser des liens avec les personnes en situation de handicap. Tenir compte des principes anticapacitistes dans les pratiques d’embauche, de formation, d’intégration des membres et d’élaboration de politiques. De nombreuses formations et ressources sont disponibles pour accompagner les personnes dans ce processus. N’oublions pas que l’accessibilité n’est pas une destination fixe, mais bien une pratique continuelle.

  • PRATIQUE : Se référer à l’outil d’audit social Disability Justice Audit Tool pour réfléchir au rapport qu’entretient votre organisation avec les questions d’accessibilité et d’anticapacitisme.
PRINCIPE : Honorer toutes les formes de vie, et faire une place intentionnelle au partage de joie, plaisir, tristesse ou à d’autres formes de connexion humaine.
  • PRATIQUE : Intégrer des pratiques militantes artistique et culturelle à ses processus organisationnels. On peut se référer à l’organisation Spirit House à titre d’exemple. Le Département des arts et de la culture des États-Unis offre aussi d’excellentes sources d’inspiration.

  • PRATIQUE : Intégrer régulièrement des pratiques de rituels et de mise en corps aux réunions, évènements et processus organisationnels. Ces activités ne devraient pas être vues comme des éléments accessoires ou secondaires ; prenez plutôt soin d’explorer en quoi le fait de partager des rituels et pratiques communes peut renforcer le travail d’équipe et l’intelligence collective.

  • PRATIQUE : S’assurer de prendre le temps de célébrer les petites ou grandes victoires, ou déplorer les mauvaises nouvelles.

  • PRATIQUE : Tenir des séances de « micro ouvert » en ligne, où les personnes sont invitées à partager des poèmes, chansons, récits, jeux, etc. Intégrer régulièrement de la poésie, des contes, de la musique, des jeux ou de la danse aux rencontres.

  • PRATIQUE : S’attarder à ses désirs de connexion plus profonde avec soi-même, sa communauté, le territoire et les autres formes de vie. Réfléchir aux manières dont on peut répondre à ces désirs. Lors de longues rencontres, s’assurer de passer du temps dehors. Organiser des rencontres de quartier juste pour le plaisir. Réserver une place intentionnelle aux pratiques individuelles au sein des processus organisationnels.

  • PRATIQUE : Pratiquer la gratitude. En Allemagne, une école démocratique organise des fins de semaine de « micro ouvert » où toutes les personnes étudiantes, enseignantes et employées sont invitées à exprimer leur gratitude à quelqu’un d’autre. Dans certaines coopératives alimentaires, les membres pratiquent la gratitude en versant une partie des profits excédentaires à des organisations ou mouvements sociaux qui dépendent de dons. Dans d’autres organisations autogérées, les membres du personnel reçoivent un petit bonus annuel, destiné à être utilisé pour remercier une personne importante dans leur vie. La seule condition pour recevoir ce bonus est de s’engager à raconter au reste du groupe comment ils, elles ou iels ont choisi de l’utiliser. On peut trouver une approche adaptée à chaque communauté.
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